Dimanche 31 mai 2009 7 31 /05 /2009 23:16

Vous n'êtes pas sans savoir que nos chères têtes pensantes (think tanks…) ont eu l'idée de pondre le "GIGN scolaire". Génial. Bon, si vous ne savez rien là-dessus, trop occupé à vous préparer pour le théâtre qu'est la vie, je vous fait le topos : Darcos, ayant peur des quelques 1600 agressions par armes dans les établissements scolaires (source du recensement : Ministère de l'Éducation et RG, comme par hasard. 1600 agressions par an sur les 5,54 millions de collégiens et lycéens, cela donne 0,03 %… Dérisoire, non ?), veut installer des détecteurs de métaux, que les chefs d'établissement puissent être officier de police judiciaire (car seuls les OPJ peuvent fouiller des personnes, et encore… s'il y a ordre du juge d'instruction, flagrant délit ou qu'il y a soupçon : un jeune peut ainsi être fouillé pour être suspecté de transporté du shit, sans qu'il n'ait rien fait… c'est beau la justice française, non ? Cet état de fait avait été dénoncé par le Commissaire aux Droits de l'Homme Européen, mais la France n'a toujours rien fait) ou que soit constitué un corps de police qui soit habilité à agir en milieu scolaire (car, encore une fois, jusqu'à présent, la police ne peut entrer dans un établissement scolaire que sur autorisation du chef d'établissement).
Est-ce étrange ou j'ai l'impression de voir sous mes yeux ce que Chomsky disait, que l'éducation n'est qu'un jouet de la ségrégation ?
Je m'explique.
Ce "GIGN scolaire" ou toute autre mesure va être appliquée au départ pour la "violence en milieu scolaire" (nous venons de voir que c'est ridicule, cette violence n'étant qu'une goutte d'eau que je trouve personnellement justifiable. J'y reviendrai.). Puis, nous verrons qu'elle s'élargira vers les drogues. Mais pas n'importe quelles drogues, les drogues qui peuvent être reniflées par des chiens. Or, sauf erreur de ma part et de mes sources, ces drogues sont principalement le cannabis et ses dérivés. Une drogue de pauvre (quand on pense qu'un gramme de cocaïne vaut aux alentours de 80€ alors que pour le même prix vous avez facilement 12 à 20 grammes de très bon shit non coupé…). Premier point.
Ce "GIGN scolaire" n'agira que dans un certain milieu social, c'est à dire l'éducation publique. Il sera hors de question, vous verrez, d'agir dans les collèges et lycées privés, pour des raisons évidentes. Tous les grands hommes, que ce soit les hommes politiques (dont les différents Ministres de l'Éducation, qui nous disent par devant que l'éducation publique est formidable, et qui par derrière mettent leurs gosses dans des établissements privés), les riches patrons qui font bien pression sur le gouvernement ou divers intellectuels acquis à ce système ont des gosses dans le privé. Donc, seuls les plus pauvres (ceux qui ne peuvent s'offrir l'accès à des écoles privées) seront pénalisés par ces mesures. Second point.
Enfin, là où ces mesures seront le plus appliquées, ce sera dans les ZEP (Zone d'Éducation Prioritaire), là où les élèves sont les plus violents. Pourquoi le sont-ils dans les ZEP ? Il y a beaucoup d'études et d'analyses sur le sujet, voici la mienne. La mise en place des ZEP était là pour augmenter le niveau, faire face aux difficultés des élèves pour les sortir des ghettos que sont les ZUP (Zones à Urbaniser en Priorité) et autres banlieues. En clair, en faire des "ascenseurs sociaux". Seulement, cela n'a pas marché (une étude de l'Insee le prouve, l'échec scolaire reste, on n'ira pas se demander pourquoi tant la politique du gouvernement est claire). S'ensuit donc une frustration des jeunes de ces quartiers de se voir en échec malgré leurs efforts, et de voir leurs grands frères et grandes soeurs, voire leurs parents, au chômage malgré leur réussite (un bac en poche par exemple, voire plus). Comment se transforme cette frustration ? Tout simplement en colère. Il y a les émeutes (en partie pour cette raison) et une incroyable colère contre le système éducatif qui les piège. Donc, ces jeunes vont se montrer agressifs envers leurs professeurs qui incarnent ce système qui les piège. Voilà le problème : les jeunes des ZEP ont de plus en plus tôt conscience de la véritable nature de leur éducation. Il faut aussi ajouter que ces milieux sont souvent pauvres, le trafic de drogue leur permettant de se faire un revenu que le manque d'emploi ne leur offre pas. Les ZUP sont de gros centres de deal, que ce soit de drogues ou d'armes. Il ne sera donc pas étonnant de voir émerger une forte répression dans ces établissements scolaires à cause de ces deux facteurs : armes et drogues. Troisième point.
Ces trois points, répression dans les ZEP, agissement uniquement dans l'éducation publique et élargissement des mesures vers les drogues, ne visent qu'un seul but : la ségrégation sociale. Les pauvres d'un côté, les riches de l'autre. Les noirs/beurres d'un côté, les beaux blancs de l'autre. C'est un formidable outil de répression qui se met en place pour mieux créer une élite blanche issue de milieux aisés (pourquoi créer cette élite, à votre avis ? Simplement pour qu'elle soit facilement docile : un ingénieur gagnant 14 000€ par mois et issu d'une famille de droite/chrétienne/pour le système politique actuel et dont l'éducation lui aura enlevé toute idée autre que celle que préconise l'élite ou, dans le cas improbable où il en aurait eu quand même, l'aura rejeté, aura beaucoup moins tendance à se rebeller).
Ce n'est donc qu'une accentuation de la situation que nous vivons actuellement.

Il faut savoir qu'avant d'en arriver à des mesures policières, l'Éducation Nationale est passé par plusieurs moyens pour arriver à ce but de création d'une élite blanche (je dis blanche non pas pour la couleur de peau, même si elle est dominante, les noirs pouvant être tout aussi cons que les blancs, mais plus pour donner l'idée du blanc royal d'avant la révolution française, le système aristocratique ou oligarchique s'étant perpétué à travers la bourgeoisie puis les grands patrons pour arriver jusqu'à nous sans trop de modifications). Regardez par exemple les chiffres d'entrées dans les grandes écoles. Je vous recopie un tableau tiré du livre La destruction du savoir en temps de paix des éditions Mille et une nuit (très bonnes éditions, n'est-ce pas ?).

Établissement/ Années

1951-1955

1973-1977

1989-1993

2000

Polytechnique

21 %

12,2%

7,8%

0,8%

ENA

18,3%

15,4%

6,1%

-

École Nationale Supérieure

23,9%

16,4%

8,1%

1,8%

HEC

38,2%

Non Déterminé

11,8%

-

% des élèves d'origines ouvrières dans les grandes écoles


Je pense que ce tableau résume à lui seul ce qui se passe depuis 50 ans dans l'Éducation Nationale. Les soixante-huitards réclamaient une plus grande égalité dans l'éducation, alors qu'ils avaient la chance d'avoir au moins 20% d'élèves issus de milieux modestes dans les grandes écoles ! Il n'y a pas de précision dans le livre, mais je suppose que le trait dans les cellules de 2000 signifie qu'il n'y a aucun élève. En 1987, un fils d'ouvrier avait 42,24% de chances d'accéder à une classe de maths sup, un bourgeois en ayant 42,25%. En 2001, le triste constat : le fils d'ouvrier a maintenant 29,8% tandis que le bourgeois en a 45,9%. Voilà où nous allons. A qui la faute ? Je ne pense pas que les grandes écoles ferment leurs portes, le niveau d'entrée est sans doute resté le même, voire a baissé. Ce qu'il s'est passé, c'est que le niveau d'éducation dispensé dans l'éducation publique a baissé. Les IUFM sont en train de fermer. On explique aux stagiaires que le "redoublement coûte 6000€ à l'État, on ne peut se le permettre". D'ailleurs, aux meilleurs des stagiaires, ceux qui croient encore à l'apport de connaissances, on leur conseille de prendre la porte. Et, pour preuve que le niveau d'éducation a baissé, je vous donne simplement un seul chiffre (j'en ai une flopée du même genre) : en 1960, en CM2, il y avait 10 à 12h de français par semaine. Maintenant, il n'y en a que 4h30 à 5h, mais on continue d'en compter 13 parce que "les élèves écrivent des énoncés en maths et en histoire".
Je n'irais pas plus loin ce soir.

Vous pouvez lire La destruction du savoir en temps de paix. Il explique très bien que cette baisse de l'éducation est imposée dans des hautes sphères, au sommet desquelles ont trouve l'OCDE. Pour donner une idée de ce qui se trame, l'OCDE a écrit dans le Cahier de politique économique n°13 (1996, ces Cahiers sont une mine de renseignement sur les politiques actuelles, qu'elles soient françaises ou européennes) que "si l'on diminue les dépenses de fonctionnement, il faut veiller à ne pas diminuer la quantité de service, quitte à ce que la qualité baisse. On peut réduire, par exemple, les crédits de fonctionnement aux écoles et aux universités, mais il serait dangereux de restreindre le nombre d'élèves ou d'étudiants. Les familles réagiront violemment à un refus d'inscription de leurs enfants, mais non à une baisse graduelle de la qualité de l'enseignement. Cela se fait au coup par coup, dans une école et non dans un établissement voisin, de telle sorte qu'on évite un mécontentement général de la population".

A bon entendeur…

Par William Engels
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Vendredi 23 janvier 2009 5 23 /01 /2009 22:42
Dans le but de comprendre comment marche ce réseau social, je me suis inscrit à Facebook. Oh, je ne suis pas fier de cela, mais je pourrais peut-être avoir un peu plus d'écoute... Nous verrons bien. Voici mon profil : Profil Facebook de William Engels.
Par William Engels
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Vendredi 23 janvier 2009 5 23 /01 /2009 21:19
Aujourd'hui, un étudiant s'est défenestré du 4eme étage de la fac. Il avait le crâne explosé. Un garçon très gentil, très aimable. Il n'étalait jamais sa culture. Aujourd'hui, pour le coup, il l'a fait.
Par William Engels
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Vendredi 23 janvier 2009 5 23 /01 /2009 21:13
Hier, j'étais dans la salle d'attente de mon dentiste.



Nous attendions depuis une demi-heure, et chaque dizaine de minutes il y avait quelqu'un qui entrait nous rejoindre.



Une bonne dame se plaignait alors : "Ça ne fait qu'entrer, ça ne sort pas".



Je suis certain qu'à Auschwitz, près du camp, on disait la même chose en 44.
Par William Engels
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Mardi 2 décembre 2008 2 02 /12 /2008 22:07
Question : dans quel pays et à quelle époque ce témoignage a été écrit ?

*Les éléments pouvant aider à la localisation de manière trop explicite ont été rendus invisibles... Ne trichez pas !*

Je fais cours quand, tout à coup, sans prévenir, font irruption dans le lieu clos de mon travail 4 gendarmes décidés, accompagnés d’un maître-chien affublé de son animal. Personne ne dit bonjour, personne ne se présente. Sans préambule, le chien est lancé à travers la classe. Les élèves sont extrêmement surpris. Je pose des questions aux intrus, demande comment une telle démarche en ce lieu est possible. On ne me répond pas, j’insiste, on me fait comprendre qu’il vaut mieux que je me taise. Les jeunes sont choqués, l’ambiance est lourde, menaçante, j’ouvre une fenêtre qu’un gendarme, sans rien dire, referme immédiatement, péremptoirement.

Le chien court partout, mord le sac d’un jeune à qui l’on demande de sortir, le chien bave sur les jambes d’un autre terrorisé, sur des casquettes, sur des vêtements. La bête semble détecter un produit suspect dans une poche, et là encore on demande à l’élève de sortir. Je veux intervenir une nouvelle fois, on m’impose le silence. Des sacs sont vidés dans le couloir, on fait ouvrir les portefeuilles, des allusions d’une ironie douteuse fusent.

Ces intrusions auront lieu dans plus de dix classes et dureront plus d’une heure. Une trentaine d’élèves suspects sont envoyés dans une salle pour compléter la fouille. Certains sont obligés de se déchausser et d’enlever leurs chaussettes, l’un d’eux se retrouve en caleçon. Parmi les jeunes, il y a des mineurs.

Dans une classe de BTS, le chien fait voler un sac, l’élève en ressort un ordinateur endommagé, on lui dit en riant qu’il peut toujours porter plainte. Ailleurs (atelier de menuiserie-charpente), on aligne les élèves devant le tableau. Aux dires des jeunes et du prof, le maître-chien lance : « Si vous bougez, il vous bouffe une artère et vous vous retrouvez à l’hosto ! »Il y a des allées et venues incessantes dans les couloirs, une grande agitation, je vois un gendarme en poste devant les classes. J’apprendrais par la suite qu’aucun évènement particulier dans l’établissement ne justifiait une telle descente.

 La stupeur, l’effroi ont gagné les élèves. On leur dira le lendemain, dans les jours qui suivent qu’ils dramatisent. Ils m’interrogent une fois la troupe partie, je ne sais que dire, je reste sans voix. Aucune explication de la direction pour le moins très complaisante. Je comprends comment des gens ont pu jadis se laisser rafler et conduire à l’abattoir sans réagir : l’effet surprise laisse sans voix, l’effet surprise, indispensable pour mener à bien une action efficace, scie les jambes. Ensuite, dans la journée, je m’étonne de ne lire l’indignation que sur le visage de quelques collègues. On se sent un peu seul au bout du compte. Certains ont même trouvé l’intervention normale, d’autres souhaitable.

Je me dis qu’en 50 ans (dont 20 comme prof), je n’ai jamais vu ça. Que les choses empirent
ces derniers temps, que des territoires jusque là protégés subissent l’assaut d’une idéologie dure.

Ce qui m’a frappé, au-delà de l’aspect légal ou illégal de la démarche, c’est l’attitude des gendarmes : impolis, désagréables, menaçants, ironiques, agressifs, méprisants, sortant d’une classe de BTS froid-climatisation en disant : « Salut les filles ! » alors que, bien sûr il n’y a que des garçons, les félicitant d’avoir bien « caché leur came et abusé leur chien ». A vrai dire des marlous, de vrais durs n’auraient pas agi autrement.
C’est en France, dans une école, en 2008.



Un second témoignage, cette fois-ci dans un collège :

J’ai eu cette semaine un mail concernant une descente de police dans un lycée du Gers… On a pu entendre aussi le témoignage sur France inter. J’étais absolument abasourdi par les méthodes utilisées… Mais vous savez parfois on se dit que les gens exagèrent dans leur témoignage….
Bref, je reste interrogateur ! Mais voilà que ce WE, j’accueille ma fille Zoé -elle a 13 ans- de retour du collège de Marciac. Elle me raconte son mercredi au collège… colère à l’intérieur de moi… révolte… que faire??? J’ai demandé à Zoé d’écrire ce qu’elle me
disait là. Elle a accepté. Voici donc son témoignage, avec ses mots à elle :


«  Il nous l’avait dit, le CPE, que des gendarmes allaient venir nous faire une prévention pour les 4ème et les 3ème.
Ce mercredi là (19/11/2008), toutes les classes sont entrées en cours comme à leur habitude, en suivant les profs.
A peine 10 minutes plus tard - nous étions assis-, deux gendarmes faisaient déjà le tour de la salle où nous étions. La prof avec qui nous étions, les regardait en nous disant « Ils font leur ronde!?? » . Elle n’était à priori au courant de rien bien sûr. Soudain , la porte s’est ouverte, laissant entrer deux gendarmes… Enfin non, pas exactement!!! Il y avait un monsieur chauve habillé en militaire ( le dresseur de chien en fait!) et un gendarme très gros.

Le chauve nous a dit: « Nous allons faire entrer un chien! Mettez vos mains sur les tables, restez droit, ne le regardez pas! Quand il mord, ça pique! » Enfin il a dit ça, à peu près… Je me rappelle surtout du « Quand il mord, ça pique! »

Après, il est sorti deux minutes et est revenu avec deux autres gendarmes et le chien. Les gendarmes se sont placés aux deux extrémités de la classe tandis que le dresseur regardait son chien déjà à l’œuvre. Le chien s’appelait Bigo. Bigo s’est acharné sur plusieurs sacs, en mordant et arrachant tout ce qui dépassait. Quand à la prof, elle restait derrière son bureau bouche bée. Le chien s’est attaqué au sac de mon amie, à coté de moi. Le dresseur a claqué des doigts en disant: « Sortez mademoiselle, avec toutes vos affaires! » Elle a rangé son sac, s’est levée et s’est apprêtée à sortir mais le dresseur l’a repris vite: « Et ton manteau!»
Elle a rougi et emporté aussi son blouson.

Plusieurs personnes de la classe sont ainsi sorties. Le chien vient alors sentir mon sac. Voyant que le chien ne scotchait pas, que rien ne le retenait là, le dresseur lui a fait sentir mon corps avant de s’empresser de me faire sortir. Dehors m’attendait une petite troupe de gendarmes… Enfin, non, pas dehors: nous étions entre deux salles de classe. Me voyant arriver, ils se dépêchèrent de finir de fouiller une autre fille. Mon amie était déjà retournée dans la classe. Quand ils eurent fini, ils s’emparèrent de mon sac et le vidèrent sur le sol. Un gendarme me fit vider les poches du devant de mon sac. Il vérifia après moi. Je n’étais pas la seule élève. Avec moi, il y avait une autre fille qui se faisait fouiller les poches
par une gendarme.
Ils étaient deux gendarmes hommes à la regarder faire. Le Gendarme qui fouillait mon sac vida ma trousse, dévissa mes stylos, mes surligneurs et cherchait dans mes doublures. La fille qui était là fouillée elle aussi, se fit interroger sur les personnes qui l’entouraient chez elle. Elle assurait que personne ne fumait dans son entourage. Ils la firent rentrer en classe.

C’était à mon tour! La fouilleuse me fit enlever mon sweat sous le regards des deux autres gendarmes…..
Je décris: Un gendarme à terre disséquait mes stylos, un autre le surveillait, un autre qui regardait la fouilleuse qui me fouillait et le reste de la troupe dehors. Ne trouvant rien dans ma veste, elle me fit enlever mes chaussures et déplier mes ourlets de pantalon. Elle cherche dans mes chaussettes et mes chaussures. Le gars qui nous regardait, dit à l’intention de l’autre gendarme: «  On dirait qu’elle n’a pas de hash mais avec sa tête mieux vaut très bien vérifier! On ne sait jamais… » Ils ont souri et la fouilleuse chercha de plus belle! Elle cherche dans les replis de mon pantalon, dans les doublures de mon tee shirt sans bien sûr rien trouver. Elle fouilla alors dans mon soutif et chercha en passant ses mains sur ma culotte! Les gendarmes n’exprimèrent aucune surprise face à ce geste mais ce ne fut pas mon cas!!!!!!

Je dis à l’intention de tous «C’est bon arrêtez, je n’ai rien!!!! » La fouilleuse s’est arrêtée, j’ai remis mon sweat et mon fouilleur de sac m’a dit: « tu peux ranger! ».

J’ai rebouché mes stylos et remis le tout dans mon sac et suis repartie en classe après avoir donner le nom du village où j’habite.
De retour en classe, la prof m’a demandé ce qu’ils ont fait. Je lui ai répondu qu’ils nous avaient fouillé. Je me suis assise et j’ai eu du mal à me consacrer au math!

Tout ça c’est ce que j’ai vécu mais mon amie dans la classe à coté m’a aussi raconté. Le chien s’est acharné sur son sac à elle et elle a eu le droit au même traitement. Mais ses affaires sentaient, alors ils l’ont carrément emmené à l’internat où nous dormons. Le chien s’est acharné sur toutes ses affaires m’a t-elle dit. Le gendarme lui a demandé si elle connaissait des fumeurs de hash, vue qu’ils ne trouvaient rien. Elle leur a simplement répondu que le WE dernier elle a assisté à un concert!
Le CPE l’a ramené ensuite au collège et elle m’a raconté.

Après les cours, le principal a rassemblé tous les élèves et nous a dit que bientôt allait avoir lieu une prévention pour tout le monde.

Une prévention? Avec des chiens? Armés comme aujourd’hui?

Une élève de 4ème nous a dit que le chien s’est jeté sur son sac car il y avait à manger dedans. Elle a eu très peur. Les profs ne nous en ont pas reparlé….Ils avaient l’air aussi surpris que nous! Tous les élèves de 3ème & 4ème ont du se poser la même question: Que se passe t il? Et tous les 6ème et 5ème aussi même si ils n’ont pas été directement concernés! »

Zoé.D.R


Qu’en pensez vous? Que dois je faire ? Qui parle de violence ? Il me semble important d’écrire ici que ni personne du collège a juger important de communiquer sur ces faits (???). Nous sommes lundi 24/11/2008, il est 15h30 et si Zoé ne m’en avait pas parlé, je n’en saurais rien. Combien de parents sont au courant ? Les enfants « victimes » -et je pèse ce mot- de ces actes sont en 4ème et 3ème. Ils ont donc entre 12 et 14 ans ! Je n’en reviens pas….

Frédéric


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Source : La Télé Libre.fr
Par William Engels - Publié dans : Actualité
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Vendredi 21 novembre 2008 5 21 /11 /2008 22:18
Hier, Simone Veil a rejoint l'Académie française. Eh oui, elle a 81 ans, il est normal de la voir partir. Comment ça, elle n'est pas partie, Patrice ? Mais l'Académie Française c'est l'antichambre de la mort ! Flaubert ne disait-il pas à son propos cette phrase philosophique : toujours la dénigrer, mais tenter d'en faire partie, si l'on peut ?

L'Académie française ! Réunion d'intellectuels séniles, grimés en soldats d'operette, comme si la défense de la langue française était une guerre meurtrière ! "Attention ! La Toile est le suppôt de Satan, cest un vecteur d'abominables anglicismes et des abréviations usités ! Tous aux armes, citoyens ! Envoyez les bombes à dictionnaires ! Les canons de grammaire ! Les gaz néologistes !"

Au reste, ces gâteux ne s'inquiètent que de la locution de la masse bêlante francophone, oubliant d'analyser leur position sur la tour d'ivore maculée  de défecations dues à l'âge et au fait que le port de la couche est tombé en désuétude dans les hautes sphères.

Adieu, madame Veil. Je penserais à vous lorsqu'une ministre prononcera avec panache dans une entrevue que vous êtes parti en colonie de vacances dans votre jeunesse !
Par William Engels - Publié dans : Pensées
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Jeudi 20 novembre 2008 4 20 /11 /2008 23:22
La cerumen des ministres est imperméable aux cris du peuple.
Par William Engels - Publié dans : Pensées
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Dimanche 17 février 2008 7 17 /02 /2008 19:04
En réponse à l'interview de notre chère et adorée Ministre de l'Enseignement Supérieur sur FranceInfo hier, un petit coup de gueule :

anti_bug_fReponse a Valerie Pecresse by ~WilliamEngels on deviantART
Par William Engels - Publié dans : Politique
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Lundi 24 décembre 2007 1 24 /12 /2007 23:59
Noël. C'est la fête. Une fête païenne qui, comme toutes les fêtes païennes, fut récupérées par l'Eglise pour en faire la fête des fêtes : la naissance d'un charpentier mort crucifié comme tant d'autres hommes par un empire romain agonisant.
La religion est l'opium du peuple, disait Marx. Alors que l'opium -aujourd'hui héroïne- est accessible à tous, la religion chrétienne tend à disparaître. Quoique, avec notre chanoîne... Passons.
Dans ce cas, quelle substance hallucinatoire remplace l'opium dans la bourgeoisie capitaliste ? La Bourse.
Ce n'est pourtant pas une lutte des classes. Simplement un nivellement vers le bas.
Noël. Fête du capitalisme libéral.

Qu'ils doivent être heureux les petits coréens de fabriquer les jouets à GHB des petits européens et américains. Et qu'ils doivent être heureux au Pôle Nord d'avoir été délocalisés en Asie !
Je ne parles pas des écologistes. Ils sont contents. Tout est vert et rouge.
Vert, c'est leur couleur. Grâce à leur prévenance, tout le monde peut faire s'essoufler la fée électricité avec de grandes guirlandes lumineuses devant nos chaumières !
Rouge, c'est la couleur de Coca-Cola. Si le Père Noël est rouge, c'est parce que Coca-Cola l'a mis en rouge. Il était Vert, avant. Tiens, lui aussi. Faut dire que les rennes, ça bouffe pas trop au cent.
Sous les sapins, les oranges ont été remplacés par de gros paquets multicolores. Chacun pourra dire "Super ! J'ai eu ma nouvelle paire de Nike, je serais pas un bouffon !"

Ne vous inquiètez donc pas : si vous n'avez pas reçu la télévision que vous vouliez, vous pourrez toujours aller échanger le cadeau de la tante Marthe contre espèce sonnante et trébuchante, qui ne restera pas longtemps dans votre poche. Aussitôt acquis, aussitôt dépensé dans le bel écran plasma à quarante millions de couleurs, intensité des noirs (depuis quand il y en a plusieurs ?), garanti douze mois ou vingt-quatre si vous ajoutez 10 % du prix initial d'achat. Et si vous avez raté le coche, les soldes sont là pour vous sauver dès janvier.
Noël. Bel esprit de la fête.
N'oubliez pas, en sortant du magasin, de passer devant les mendiants puants et crachants avec un air hautain et de ne pas les remarquer. N'ayez pas peur si l'un d'eux vous agresse en quémandant une piecette. Le froid l'a engourdi, il vous suffit de le repousser d'un geste de la main. Il vous aura gâché la journée, mais ne vous inquiétez pas : demain, il ne sera plus là.
Noël. Passez-le au coin du feu, avec votre famille, déballez vos cadeaux et mangez à vous en faire exploser la panse.

Joyeux Noël.


Pour votre culture, et bien montrer que je ne dis pas n'importe quoi, un petit lien fort interessant :
La véritable histoire du Père Noël
Par William Engels - Publié dans : Chroniques
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Lundi 10 décembre 2007 1 10 /12 /2007 06:18
undefined Les  journalistes de l'AFP sont les soldats de l'information, titre  un épais bouquin sur la devanture de mon libraire favori.
Certes, mais dans ce pays comme dans d'autres, le Chef des Armées, c'est le président.
Par William Engels - Publié dans : Pensées
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Présentation

... [populus Romanus] qui dabat olim
imperium, fasces, legiones, omnia, nunc se
continet atque duas tantum res anxius optat,
PANEM ET CIRCENSES.

... [le peuple romain] qui distribuait autrefois
pleins pouvoirs, faisceaux, légions, tout, maintenant
se replie sur lui-même et ne s’inquiète plus que pour les deux choses qu’il souhaite :
DU PAIN ET DES JEUX.

 (Juvénal, Satires, 10, 78-81)

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