Reponse a Valerie Pecresse by ~WilliamEngels on deviantART
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Panem et circenses
Tout ce que demande le peuple !
Il y a peu, Valérie Pécresse, ministre de l'enseignement supérieur et de la recherche, expliquait sur BFM TV que les étudiants "grévistes" (je rappelle tout de même que les étudiants ne sont pas
salariés, ils n'ont normalement aucun droit de grève, donc aucune voix) ne savent pas pourquoi ils manifestent, et qu'ils n'ont pas lu le texte de loi.
Alors, pour ceux qui seraient idiots, je vais vous le lire, ce projet de loi, d'après une source sûre : http://www.nouvelleuniversite.gouv.fr, le site consacré à la réforme !
Premièrement, le conseil d'administration comprendra désormais "7 à 8 personnalités exterieures", dont 3 représentants des collectivités territoriales : un du conseil régional, et "au moins un chef d'entreprise ou cadre dirigeant d'entreprise". Est-ce une bonne idée de faire entrer l'entreprise à l'université ? Surtout que ce même conseil d'administration sera "compétent pour la création des unités de formation" et proposera les écoles internes à l'université.
A propos, le président sera désormais élu par les membres élus du conseil d'administration en étant choisi "à l'intérieur ou hors de l'établissement". Encore une fois, pour une plus grande ouverture. C'est ce même président qui choisira quelle entreprise il fait entrer au conseil d'administration, même s'il doit l'approbation du conseil d'administration.
Le conseil d'administration pourra "moduler les obligations de service des enseignants-chercheurs", y compris des "tâches administratives". C'est bien de voir son prof à bac+8 se retrouver comme secrétaire par manque de personnel administratif, je trouve. Bien entendu, des primes seront attribuées à ces superbes enseignants-chercheurs-secrétaires les plus méritants. Et ne vous inquiétez pas, en cas de grave pénurie de personnel, même les étudiants pourront être recrutés "sur des critères académiques et sociaux" pour des missions de tutorat ou de service en bibliothèque.
Mais le meilleur est, je trouve, l'idée du partenariat, qui, dans le but de "diversifier les ressources" prévoit la mise en place de fondations partenariales réunissant les universités et des organismes privés ou publics. Bien entendu, tout don à l'université est accompagné de réductions fiscales pour l'entreprise.
C'est pas beau la vie avec cette nouvelle loi ?
La réponse, en image : Vidéo 1
Et, le summum de la propagande :
Vidéo 2
Attention ! Tous les étudiants bloquant les universités sont des radicaux, des khmers rouges, des militants d'extrême-gauche, membres de SUD Etudiant ! Ne vous en approchez surtout pas !
Pour être équitable, l'interview de Mme Pécresse par Le Parisien :
Vidéo 3
Il est bien dit que le conseil d'administration restera seul juge... Comment une entreprise pourra-t'elle dans ces conditions être à la fois juge et partie ? C'est absurde, n'est-ce pas ?
Le texte suivant est issu d'un tract qui m'a été fourni par un ami appartenant aux Communistes de l'Appel des 41, une branche dissidente au PCF.
Deux récentes déclarations témoignent de cet acharnement :
Ce que le grand patronat et une grande partie de la bourgeoisie française, enlisés dans la collaboration avec l’occupant nazi durant la seconde guerre mondiale, n’avaient pu empêcher d’être mis en place à la libération devient envisageable avec Sarkozy, Fillon et Parisot.
Ainsi les statut, ce qu’il reste des nationalisations, l’ensemble du système de protection sanitaire et sociale, les droits et libertés sont au centre du projet de refondation sociale des libéraux de tous horizon.
S’attaquer dès le début de l’été au droit de grève avant de lancer leur contre-offensive contre le social est révélateur de leur intention de bâillonner le monde du travail mais aussi de leur peur du mouvement populaire.
Après ce coup de force dans un pays dit démocratique, le gouvernement en place octroie 7 milliards aux grandes fortunes grâce au bouclier fiscal.
Vient ensuite l’annonce de préparatifs de guerre avec l’Iran pour mettre sous pression le peuple sans s’opposer résolument à la guerre. Cette annonce, largement relayée par un ministre PS (Kouchner) roulant maintenant de manière officielle pour la droite tout comme son ami président du FMI (DSK) qui empochera mensuellement 320 fois la rémunération d’un salarié au SMIC, confirme les velléités de va-t-en-guerre de ceux qui ont soutenu hier la guerre en Irak ou au Kosovo. Pas surprenant que le peuple ne se reconnaisse pas dans ces représentants qui, après avoir été élus à la direction du pays depuis 1981, ont choisi le camp des patrons et des plus fortunés en se parant du label de gauche pour réaliser leurs ambitions personnelles au mépris des valeurs et d’une réelle éthique politique.
Relayant des thèses du gouvernement vichyste concernant l’immigration avec les quotas et le fichage génétique la droite sarkozienne accède aux vieilles exigences de l’extrême droite.
Après la série noire des privatisations du gouvernement Jospin (France Télécom, Air France…) c’est au tour de GDF et des universités d’être livrés à la concurrence et aux marchés.
Le code du travail est en passe d’être littéralement détruit dans ce qu’il permet de garantir en matière de protection minimale pour les salariés pour mieux faciliter demain le sabordage des
conventions collectives et des accords d’entreprises.
Les services publics, toujours au nom de la réduction des dépenses publiques, sont l’objet d’un vaste projet de réorganisation et de casse (Équipement, Trésor, Impôts, Hôpitaux publics, Justice, Police, Éducation Nationale, Postes, SNCF, AFPA) pour encore moins de réponse aux usagers, de nouvelles pressions sur le pouvoir d’achat des familles et des situations aggravées pour les personnels.
Le grenelle de l’environnement qui accouche d’une souris confirme le discours démagogique et populiste de nos gouvernants qui, dans le même temps qu’ils occupent les médias pour culpabiliser les citoyens sur leurs comportements, s’attaquent à la SNCF en transférant une part importante du transport des marchandises sur la route. Décision applaudie par les grands groupes de transport routier.
A cela s’ajoute la chute continuelle du pouvoir d’achat des actifs et des retraités, d’énièmes dispositions d’allègements de cotisations pour les patrons, le scandale des ponctions dans le porte monnaie des familles avec les franchises médicales et l’ouverture d’un nouveau marché de dupes avec le travailler plus pour gagner quoi ?
Au cœur du projet capitaliste en marche est visé le prix du travail qu’il faut par tous les moyens faire baisser pour augmenter les profits, élever les gains des actionnaires, de tous ceux qui vivent de la spéculation et de l’exploitation du travail salarié.
Voilà pourquoi il faudrait augmenter la durée hebdomadaire du travail, allonger le nombre d’années de travail et de cotisations pour la retraite et permettre de désengager le patronat de ses responsabilités.
La campagne idéologique dirigée contre les régimes spéciaux porte la remise en cause de tout l’édifice de la protection sanitaire et sociale français bâti sur et pour la solidarité.
En ciblant les salariés couverts par les régimes spéciaux, gouvernement et Medef rassemblés misent sur la division pour mettre fin à la solidarité et tirer ensuite vers le bas l’ensemble des salariés.
Jamais aucun gouvernement depuis 1945 n’avait osé mener une telle offensive contre un système qui a apporté la preuve de son efficacité et permis à des millions d’êtres humains de se protéger contre les aléas de la vie.
Pourquoi un tel acharnement et autant de mensonges ?
Unique en Europe et dans le monde, le système de protection sanitaire et sociale français est assis pour son financement sur le salaire avec la partie socialisée de celui-ci.
La partie du salaire socialisé ou différé (différence entre la partie brut et net du salaire) finance la solidarité dans un cadre clairement défini fixant les droits communs pour tous.
C’est ce système solidaire que le Medef entend faire disparaître pour parvenir à la baisse du prix du travail et passer la protection sociale à la marchandisation. Le salaire différé ou socialisé que le patronat appelle charges est en réalité la partie de salaire qui est versée à la Sécu, aux Assedic et aux caisses de retraites que le salarié et sa famille retrouvera plus tard sous forme de remboursement Sécu, indemnités chômage et retraite.
Ce système est basé sur la solidarité : les actifs payent aujourd’hui pour se protéger contre la maladie, garantir leur vieillesse au moment de leur départ à la retraite, et cela quels que soient leur situation, leur revenu, leur état de santé à la différence avec la le leurre des systèmes individualisés par capitalisation, dans lesquels le reversement est proportionnel à ce qui a été épargné sans qu’il existe d’âge limite de départ en retraite…
Dans les systèmes par capitalisation, l’argent épargné est placé dans le circuit financier pour être restitué quand le salarié part en inactivité professionnelle sauf si les krachs boursiers et autres malversations capitalistes n’ont vidé les caisses, faisant des plus fragiles des clochards (c’est le système en cours aux États-Unis où des personnes âgées ayant travaillé toute leur vie se retrouvent à mendier dans la rue ou à effectuer des petits boulots jusqu’à plus de 80 ans…)
L’objectif de couvrir à 100% la maladie, de faire jouer un autre rôle à la mutualité, de couvrir le handicap, les accidents du travail, la famille et la vieillesse dans le cadre de la retraite, était le but assigné à la création de la sécurité sociale qui devait dans le cadre d’une cinquième branche prendre en charge le risque chômage.
Dès la création de la sécurité sociale et des régimes de retraite, dans un pays ruiné par la guerre, l’occupation et la barbarie nazie, la solidarité a pu être mise en œuvre pour protéger les victimes de la maladie, des accidents du travail, verser des retraites à des salariés qui n’avaient encore jamais cotisés et aujourd’hui, les détracteurs de la solidarité osent prétendre que ce ne serait plus possible… !
Depuis plus de 60 ans, cette immense conquête qu’est la sécurité sociale contre laquelle le patronat pour ses responsabilités dans la collaboration avec l’occupant nazi n’avait pu s’opposer à la mise en place, a été l’objet de nombreuses tentatives de remise en cause et d’attaques, qui se sont heurtées à la mobilisation populaire.
Pour justifier idéologiquement les politiques de régression, patronat et gouvernement se sont évertués à présenter les pires scénarii (trou de la sécu, des retraites…) et avec à chaque fois une tentative de montrer du doigt des boucs émissaires.
Aujourd’hui, ce sont les salariés de la SNCF, d’EDF GDF, hier les fonctionnaires, mais jamais les patrons !
Le gouvernement Fillon, aux ordres de Sarkozy, a décidé de commencer son œuvre en la matière en s’attaquant aux régimes spéciaux des salariés pour procéder demain à un allongement généralisé des cotisations comme d’autres l’ont fait en Europe, passant cette durée à 43 ans.
Derrière cette opération qui précèdera une nouvelle réforme de la Sécu, ce qui est en jeu, c’est la fin de la solidarité pour permettre aux banques, aux assurances de s’emparer des masses financières de la protection sociale pour les passer à la marchandisation.
Transférer les 402 milliards d’euros que représentent les régimes obligatoires (en 2006) pour un budget de l’État qui n’est que de 342 milliards d’euros serait une véritable aubaine pour le capital.
Sortir ces masses financières de la solidarité pour ouvrir un nouveau marché en permettant le désengagement des entreprises et en leur offrant l’opportunité de faire baisser les salaires et en finir avec cette vitrine sociale française qui a nourrit de nombreuses mobilisations sociales dans d’autres pays, voilà ce qui est au cœur du combat politique et social de la période.
Jamais dans l’histoire aucune remise en cause touchant une partie du salariat n’a permis aux autres d’élever leur niveau social, c’est toujours l’inverse qui a guidé ceux qui ont porté la régression.
Gouvernements et patronat ont menti depuis plusieurs années pour arriver à leur fin.
La preuve :
- la vignette pour les « vieux »
- les taxes sur les tabacs et les alcools ne sont jamais allées dans les caisses de protections sociales
- la CSG et le RDS devaient tout résoudre.
Les réformes de 1993 et de 2003 devaient régler les problèmes de financement des retraites. Elles ont lourdement pénalisé l’ensemble des salariés sans apporter de solution, confirmant que ceux qui se sont battus contre ces dispositifs avaient raison.
Ainsi, les différents dispositifs d’allégements de cotisations sociales concédés au Patronat ont permis de détourner 160 milliards d’euros des recettes de la protection sociale.
Le mode de rémunération du patronat par stocks-options exonérée de cotisations sociales représente 25 milliards d’euros en moins dans les mêmes caisses (chiffres de la Cour des Comptes). Les exonérations de cotisations retraite sur l’épargne salariale représente une perte de 2,5 milliards d’euros.
L’ensemble des retraites est menacé par les régimes spéciaux : c’est faux !
Il existe 124 régimes spéciaux qui ont eu des raisons historiques d’exister.
109 sont en voie d’extinction du fait de la disparition des professions (mineurs).
Il y a des régimes spéciaux de salariés et de travailleurs indépendants.
Ce sont le régime général et les régimes spéciaux des salariés qui compensent les déficits des caisses de régimes non-salariés (exploitants agricoles, artisans, cultes,…) qui depuis des années sont déficitaires.
Les régimes spécifiques des salariés ne représentent que 2% des actifs pour 5% des retraités pour des couvertures qui sont loin d’être celles de privilégiés comme on veut nous le faire croire : 62% des cheminots ont moins de 1500 euros brut pour une carrière pleine et entière.
Le système actuel offre aux salariés la possibilité de prendre leur retraite à partir de 60 ans pour les ans et 37,5 annuités pour les autres du fait des précédentes mesures qui ont conduit à l’allongement de la durée des cotisations.
Le scandale, c’est le détournement des cotisations sociales, 160 milliards d’euros cumulés, ce sont également les politiques de bas salaire, d’emploi au rabais, les dettes du patronat et de l’état à la Sécu et aux régimes de retraites.
Si le président Sarkozy prenait sa retraite, le régime spécial des élus lui permettrait de percevoir du fait des différents mandats qu’il a occupé : 23 250 € par mois sans tenir compte de l’odieuse augmentation qu’il s’est attribuée, et cela, sans avoir cotisé 40 ans.
Un député touche 1548€ de retraite pour 5 ans de mandat, qui se cumulent tous les 5 ans. Ces régimes là ne sont pas visés, mais ceux des salariés oui.
Que faire face à cette déferlante contre les retraites et la sécu ?
Quand années après années le patronat avec la complicité ou bienveillance des gouvernements a puisé dans les fonds publics pour licencier, restructurer, se désengager du financement de la protection sociale par le biais des dispositifs d’exonérations.
Celui-ci, après avoir contesté quasi systématiquement les accidents du travail et maladies professionnelles, après avoir aggravé la pénibilité du travail, transfère aujourd’hui ses responsabilités sur l’assurance maladie.
Il est vraiment temps de faire du neuf pour faire payer ceux qui ont profité du système !
Comme dans d’autres périodes durant lesquelles le peuple a su se rassembler pour surmonter ses divisions, nous communistes de l’appel des 41 pensons que les valeurs et ambitions du conseil national de la résistance doivent retrouver toutes leur signification et jeunesse dans cette société qui ne fonctionne que pour les profits.
Dans la France d’aujourd’hui, il est faux de prétendre que les recettes de la protection sociale vont être mises à mal par la démographie.
Nous ne sommes pas dans un pays qui manque de main d’œuvre et qui ne peut pas faire appel à de la main d’œuvre pour produire, rechercher. Ce qui a été possible en 1945 est encore plus à notre portée maintenant à condition de s’attaquer aux vraies causes de l’insuffisance des recettes.
Augmenter les salaires, transformer immédiatement les emplois précaires en emplois stables, ce serait apporter de vraies réponses durables pour les recettes de la Sécu et des retraites.
Créer 100 000 emplois, c’est apporter 1 milliard d’euros en plus pour la protection sociale ; il est urgent de réviser les politiques d’exonérations de cotisations aux patrons à tous ceux qui pillent les deniers des contribuables au travers des dispositifs d’aides pour nourrir leurs profits.
Les gains de productivité réalisés depuis la mise en place des retraites et de la Sécu doivent être pris en compte dans la contribution du patronat à la solidarité.
Ensemble au delà des différences d’opinions, d’engagement et de sensibilités politiques, syndicales, philosophiques ou religieuses, l’heure est au rassemblement à l’unité pour nous réapproprier ce qui nous appartient. L’égalité ne suppose pas l’alignement sur le bas, bien au contraire. Relever le montant des retraites et pensions est urgent et nécessaire, revenir à 37,5 années pour tous en prenant en compte la pénibilité du travail pour offrir la possibilité de partir à 55 ans pour celles et ceux concernés par les travaux pénibles. Prendre en compte les années d’étude et de précarité dans le calcul de la retraite sont des exigences qu’il faut porter dès maintenant.
Ensemble, entrons dans l’action en participant aux luttes sociales annoncées en novembre, ensemble débattons pour redonner du sens et de la portée à la politique, pour placer l’humain au centre de tous les choix et décisions.
Les communistes de l’appel des 41 vous invite à échanger autour du thème :
« Quel avenir pour la protection sanitaire et sociale ? »
Samedi 17 novembre 2007
À 15h salle Dupré à Blois quartier vienne
À l’occasion d’une rencontre débat durant laquelle interviendront des militants des associations Rouge Vif Ile de France, Communistes Unitaires du Loiret, des syndicalistes cheminots, des organismes de sécurité sociale au coté d’un économiste.
Contact : email
communistes.appel41@laposte.net
Blois... Cette ville m'a toujours fasciné, et plus particulièrement ces six derniers mois. C'est pour cela que les blésois pourront me voir ce samedi dans leurs rues et dans leur salle Dupré à 15h. Je penses qu'il est important de voir le fonctionnement de chaque association politique pour mieux se décider dans quelle voie il faut s'orienter. Je vous donnerais peut-être un compte-rendu de cette rencontre, si j'ai la force de l'écrire dans le train qui me ramènera (si tant est qu'il y ait un train me ramenant...)
La lune éclaire la route qui défile devant moi, faisant ainsi briller ces
bandes nacrées salies par les pneus brûlant.
Ah, la plage ! Distraction du prolétariat où se mêlent en toute indifférence deux activités fort opposées.
L'une, noble en apparence, consiste à passer un peu de son temps libre à lire un ouvrage d'un auteur qui ne nous est connu que sous le titre ronflant de "Grand Gagnant du prix Goncourt"; ledit
ouvrage traitant toujours d'une histoire d'amour et d'argent, thèmes chers aux gens du peuple qui ne peuvent atteindre ni l'un, ni l'autre.Endemol, la célèbre société néerlandaise, dont la part majoritaire du capital (75%) avait été achetée par Telefónica (l'équivalent espagnol de France Télécom) en 2000, était remise sur le marché depuis quelques temps.
Mais c'est Silvio Berlusconi qui l'a raflé hier à l'aide de Mediaset, John de Mol et la banque Goldman Sachs, la fameuse Firm, qui a dépensé 2,63 milliards d'euros.
Il faut dire qu'en juin 2001, ce cher Silvio était accusé de faux en bilan, de fraude fiscale et d'abus de biens sociaux, justement pour sa société Mediaset (société familiale bien entendu).
Mais revenons à Endemol. Grâce à son acquisition, Mediaset devient le premier producteur télé au monde. Il devient aussi en situation de monopole en Italie et en Espagne...
Endemol, rappelons-le, a produit et continue de produire la plupart des émissions de télé-réalité (Loft Story, Star Academy, etc.) et possède en France la PAF et la Société du Spectacle. C'est Karl Zéro qui doit avoir des frissons !
Silvio Berlusconi avait dit à propos de Nicolas Sarkozy "il m'a tout piqué". Devons-nous en conclure que notre Sarko national va lui aussi acheter les grandes chaînes française ? France 2 et France 3 étant des chaînes d'Etat, TF1 et M6 tomberont-elles sous sa coupe ? Oh mais suis-je bête ! Le milliardaire belge (et baron qui plus est) Albert Frère, qui était au siège de l'UMP le 6 mai, s'est désengagé de Bertelsmann, l'actionnaire de M6 l'année dernière ! Aucun risque, donc, que Sarkozy prenne le contrôle de M6. Ouf, j'ai eu très peur un moment.
Était aussi présent au siège de l'UMP monsieur Martin Bouygues, propriétaire de TF1 avec ses quelques 41,3% du capital. Non non la télé n'est pas contrôlée par des gens de droite !
Bon, il faut aussi être honnête, les deux autres groupes possédant TF1 sont Pinault (8%) et Arnault (5%). Vous pourrez bien sûr me rétorquer que le conseiller de François Pinault, Alain Minc, était aussi à la petite fiesta de notre nouveau président. Et alors ? TF1 (ainsi que toutes les "possessions" de TF1) est-elle contrôlée par des amis de Sarko ? Je ne me permettrais pas de conclure...
Allez, pour finir, l'ancien ministre de l'Intérieur avait au QG de l'UMP le 6 mai des invités de marque : Bolloré (qui lui a prêté son yacht et son jet privé pour aller à Malte) et Dominique Desseigne, propriétaire du Fouquet's.
N'oublions pas aussi ses fortes amitiés avec un certain Arnaud Lagardère qui, en plus d'être le président du directoire d'EADS, est PDG de Lagardère Active (Canal J, MCM, Gulli,
Europe 2 TV, Europe 1, Europe 2, RFM, et quelques régies publicitaires) et de Lagardère Média (Hachette, Elle, Paris Match, Télé 7 jours et toute sorte de distribution de presse). Le groupe
Lagardère a aussi racheté Vivendi Universal en 2003. A vous de tirer des conclusions...
Sources : Wikipédia, Libération.fr, Le Canard enchaîné du 9 mai 2007, étude Médiamétrie
... [populus Romanus] qui dabat olim
imperium, fasces, legiones, omnia, nunc se
continet atque duas tantum res anxius optat,
PANEM ET CIRCENSES.
... [le peuple romain] qui distribuait autrefois
pleins pouvoirs, faisceaux, légions, tout, maintenant
se replie sur lui-même et ne s’inquiète plus que pour les deux choses qu’il souhaite :
DU PAIN ET DES JEUX.
(Juvénal, Satires, 10, 78-81)
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