Dimanche 17 février 2008
En réponse à l'interview de notre chère et adorée Ministre de l'Enseignement Supérieur sur FranceInfo hier, un petit coup de gueule :

anti_bug_fReponse a Valerie Pecresse by ~WilliamEngels on deviantART
par William Engels publié dans : Politique
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Lundi 24 décembre 2007
Noël. C'est la fête. Une fête païenne qui, comme toutes les fêtes païennes, fut récupérées par l'Eglise pour en faire la fête des fêtes : la naissance d'un charpentier mort crucifié comme tant d'autres hommes par un empire romain agonisant.
La religion est l'opium du peuple, disait Marx. Alors que l'opium -aujourd'hui héroïne- est accessible à tous, la religion chrétienne tend à disparaître. Quoique, avec notre chanoîne... Passons.
Dans ce cas, quelle substance hallucinatoire remplace l'opium dans la bourgeoisie capitaliste ? La Bourse.
Ce n'est pourtant pas une lutte des classes. Simplement un nivellement vers le bas.
Noël. Fête du capitalisme libéral.

Qu'ils doivent être heureux les petits coréens de fabriquer les jouets à GHB des petits européens et américains. Et qu'ils doivent être heureux au Pôle Nord d'avoir été délocalisés en Asie !
Je ne parles pas des écologistes. Ils sont contents. Tout est vert et rouge.
Vert, c'est leur couleur. Grâce à leur prévenance, tout le monde peut faire s'essoufler la fée électricité avec de grandes guirlandes lumineuses devant nos chaumières !
Rouge, c'est la couleur de Coca-Cola. Si le Père Noël est rouge, c'est parce que Coca-Cola l'a mis en rouge. Il était Vert, avant. Tiens, lui aussi. Faut dire que les rennes, ça bouffe pas trop au cent.
Sous les sapins, les oranges ont été remplacés par de gros paquets multicolores. Chacun pourra dire "Super ! J'ai eu ma nouvelle paire de Nike, je serais pas un bouffon !"

Ne vous inquiètez donc pas : si vous n'avez pas reçu la télévision que vous vouliez, vous pourrez toujours aller échanger le cadeau de la tante Marthe contre espèce sonnante et trébuchante, qui ne restera pas longtemps dans votre poche. Aussitôt acquis, aussitôt dépensé dans le bel écran plasma à quarante millions de couleurs, intensité des noirs (depuis quand il y en a plusieurs ?), garanti douze mois ou vingt-quatre si vous ajoutez 10 % du prix initial d'achat. Et si vous avez raté le coche, les soldes sont là pour vous sauver dès janvier.
Noël. Bel esprit de la fête.
N'oubliez pas, en sortant du magasin, de passer devant les mendiants puants et crachants avec un air hautain et de ne pas les remarquer. N'ayez pas peur si l'un d'eux vous agresse en quémandant une piecette. Le froid l'a engourdi, il vous suffit de le repousser d'un geste de la main. Il vous aura gâché la journée, mais ne vous inquiétez pas : demain, il ne sera plus là.
Noël. Passez-le au coin du feu, avec votre famille, déballez vos cadeaux et mangez à vous en faire exploser la panse.

Joyeux Noël.


Pour votre culture, et bien montrer que je ne dis pas n'importe quoi, un petit lien fort interessant :
La véritable histoire du Père Noël
par William Engels publié dans : Chroniques
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Lundi 10 décembre 2007
undefinedLes  journalistes de l'AFP sont les soldats de l'information, titre  un épais bouquin sur la devanture de mon libraire favori.
Certes, mais dans ce pays comme dans d'autres, le Chef des Armées, c'est le président.
par William Engels publié dans : Pensées
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Mercredi 21 novembre 2007


Il y a peu, Valérie Pécresse, ministre de l'enseignement supérieur et de la recherche, expliquait sur BFM TV que les étudiants "grévistes" (je rappelle tout de même que les étudiants ne sont pas salariés, ils n'ont normalement aucun droit de grève, donc aucune voix) ne savent pas pourquoi ils manifestent, et qu'ils n'ont pas lu le texte de loi.

Alors, pour ceux qui seraient idiots, je vais vous le lire, ce projet de loi, d'après une source sûre : http://www.nouvelleuniversite.gouv.fr, le site consacré à la réforme !

Premièrement, le conseil d'administration comprendra désormais "7 à 8 personnalités exterieures", dont 3 représentants des collectivités territoriales : un du conseil régional, et "au moins un chef d'entreprise ou cadre dirigeant d'entreprise". Est-ce une bonne idée de faire entrer l'entreprise à l'université ? Surtout que ce même conseil d'administration sera "compétent pour la création des unités de formation" et proposera les écoles internes à l'université.

A propos, le président sera désormais élu par les membres élus du conseil d'administration en étant choisi "à l'intérieur ou hors de l'établissement". Encore une fois, pour une plus grande ouverture. C'est ce même président qui choisira quelle entreprise il fait entrer au conseil d'administration, même s'il doit l'approbation du conseil d'administration.

Le conseil d'administration pourra "moduler les obligations de service des enseignants-chercheurs", y compris des "tâches administratives". C'est bien de voir son prof à bac+8 se retrouver comme secrétaire par manque de personnel administratif, je trouve. Bien entendu, des primes seront attribuées à ces superbes enseignants-chercheurs-secrétaires les plus méritants. Et ne vous inquiétez pas, en cas de grave pénurie de personnel, même les étudiants pourront être recrutés "sur des critères académiques et sociaux" pour des missions de tutorat ou de service en bibliothèque.

Mais le meilleur est, je trouve, l'idée du partenariat, qui, dans le but de "diversifier les ressources" prévoit la mise en place de fondations partenariales réunissant les universités et des organismes privés ou publics. Bien entendu, tout don à l'université est accompagné de réductions fiscales pour l'entreprise.

C'est pas beau la vie avec cette nouvelle loi ?

La réponse, en image : Vidéo 1

Et, le summum de la propagande :
Vidéo 2
Attention ! Tous les étudiants bloquant les universités sont des radicaux, des khmers rouges, des militants d'extrême-gauche, membres de SUD Etudiant ! Ne vous en approchez surtout pas !

Pour être équitable, l'interview de Mme Pécresse par Le Parisien :
Vidéo 3
Il est bien dit que le conseil d'administration restera seul juge... Comment une entreprise pourra-t'elle dans ces conditions être à la fois juge et partie ? C'est absurde, n'est-ce pas ?

par William Engels publié dans : Actualité
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Vendredi 16 novembre 2007


Le texte suivant est issu d'un tract qui m'a été fourni par un ami appartenant aux Communistes de l'Appel des 41, une branche dissidente au PCF.
 





Élu dans une période de profonde déception et exaspération des catégories sociales les plus modestes à l’égard des partis politiques de gauche et de leurs représentants, Nicolas Sarkozy, nouveau locataire de l’Élysée, s’appuie sur le désarroi politique et social ambiant pour détruire l’ensemble des conquêtes démocratiques et sociales du peuple et accéder à la volonté du Medef.

Cette offensive ne doit rien au hasard, elle réside dans la volonté de revanche du patronat français et de la bourgeoisie de détruire tout ce qui a permis grâce à la mobilisation populaire d’élever le niveau social, démocratique et culturel de la France.

 

Deux récentes déclarations témoignent de cet acharnement :

  • Denis Kessler (PDG du groupe SCOR, adjoint de Laurence Parisot au Medef) déclare dans le journal Challenge du 4 octobre « Il s’agit aujourd’hui de sortir de 1945 et de défaire méthodiquement le programme du Conseil National de la Résistance .»
  • Nicolas Sarkozy déclare de son côté « Il faut se débarrasser la France de l’esprit de 1968. »

 

Ce que le grand patronat et une grande partie de la bourgeoisie française, enlisés dans la collaboration avec l’occupant nazi durant la seconde guerre mondiale, n’avaient pu empêcher d’être mis en place à la libération devient envisageable avec Sarkozy, Fillon et Parisot.

 

Ainsi les statut, ce qu’il reste des nationalisations, l’ensemble du système de protection sanitaire et sociale, les droits et libertés sont au centre du projet de refondation sociale des libéraux de tous horizon.

 

S’attaquer dès le début de l’été au droit de grève avant de lancer leur contre-offensive contre le social est révélateur de leur intention de bâillonner le monde du travail mais aussi de leur peur du mouvement populaire.

 

Après ce coup de force dans un pays dit démocratique, le gouvernement en place octroie 7 milliards aux grandes fortunes grâce au bouclier fiscal.

 

Vient ensuite l’annonce de préparatifs de guerre avec l’Iran pour mettre sous pression le peuple sans s’opposer résolument à la guerre. Cette annonce, largement relayée par un ministre PS (Kouchner) roulant maintenant de manière officielle pour la droite tout comme son ami président du FMI (DSK) qui empochera mensuellement 320 fois la rémunération d’un salarié au SMIC, confirme les velléités de va-t-en-guerre de ceux qui ont soutenu hier la guerre en Irak ou au Kosovo. Pas surprenant que le peuple ne se reconnaisse pas dans ces représentants qui, après avoir été élus à la direction du pays depuis 1981, ont choisi le camp des patrons et des plus fortunés en se parant du label de gauche pour réaliser leurs ambitions personnelles au mépris des valeurs et d’une réelle éthique politique.

 

Relayant des thèses du gouvernement vichyste concernant l’immigration avec les quotas et le fichage génétique la droite sarkozienne accède aux vieilles exigences de l’extrême droite.

 

Après la série noire des privatisations du gouvernement Jospin (France Télécom, Air France…) c’est au tour de GDF et des universités d’être livrés à la concurrence et aux marchés.

 


Le code du travail est en passe d’être littéralement détruit dans ce qu’il permet de garantir en matière de protection minimale pour les salariés pour mieux faciliter demain le sabordage des conventions collectives et des accords d’entreprises.

 

Les services publics, toujours au nom de la réduction des dépenses publiques, sont l’objet d’un vaste projet de réorganisation et de casse (Équipement, Trésor, Impôts, Hôpitaux publics, Justice, Police, Éducation Nationale, Postes, SNCF, AFPA) pour encore moins de réponse aux usagers, de nouvelles pressions sur le pouvoir d’achat des familles et des situations aggravées pour les personnels.

 

Le grenelle de l’environnement qui accouche d’une souris confirme le discours démagogique et populiste de nos gouvernants qui, dans le même temps qu’ils occupent les médias pour culpabiliser les citoyens sur leurs comportements, s’attaquent à la SNCF en transférant une part importante du transport des marchandises sur la route. Décision applaudie par les grands groupes de transport routier.

 

A cela s’ajoute la chute continuelle du pouvoir d’achat des actifs et des retraités, d’énièmes dispositions d’allègements de cotisations pour les patrons, le scandale des ponctions dans le porte monnaie des familles avec les franchises médicales et l’ouverture d’un nouveau marché de dupes avec le travailler plus pour gagner quoi ?

 

Au cœur du projet capitaliste en marche est visé le prix du travail qu’il faut par tous les moyens faire baisser pour augmenter les profits, élever les gains des actionnaires, de tous ceux qui vivent de la spéculation et de l’exploitation du travail salarié.

 

Voilà pourquoi il faudrait augmenter la durée hebdomadaire du travail, allonger le nombre d’années de travail et de cotisations pour la retraite et permettre de désengager le patronat de ses responsabilités.

 

La campagne idéologique dirigée contre les régimes spéciaux porte la remise en cause de tout l’édifice de la protection sanitaire et sociale français bâti sur et pour la solidarité.

 

En ciblant les salariés couverts par les régimes spéciaux, gouvernement et Medef rassemblés misent sur la division pour mettre fin à la solidarité et tirer ensuite vers le bas l’ensemble des salariés.

 

Jamais aucun gouvernement depuis 1945 n’avait osé mener une telle offensive contre un système qui a apporté la preuve de son efficacité et permis à des millions d’êtres humains de se protéger contre les aléas de la vie.

 

Pourquoi un tel acharnement et autant de mensonges ?

 

Unique en Europe et dans le monde, le système de protection sanitaire et sociale français est assis pour son financement sur le salaire avec la partie socialisée de celui-ci.

 

La partie du salaire socialisé ou différé (différence entre la partie brut et net du salaire) finance la solidarité dans un cadre clairement défini fixant les droits communs pour tous.

 

C’est ce système solidaire que le Medef entend faire disparaître pour parvenir à la baisse du prix du travail et passer la protection sociale à la marchandisation. Le salaire différé ou socialisé que le patronat appelle charges est en réalité la partie de salaire qui est versée à la Sécu, aux Assedic et aux caisses de retraites que le salarié et sa famille retrouvera plus tard sous forme de remboursement Sécu, indemnités chômage et retraite.

 

Ce système est basé sur la solidarité : les actifs payent aujourd’hui pour se protéger contre la maladie, garantir leur vieillesse au moment de leur départ à la retraite, et cela quels que soient leur situation, leur revenu, leur état de santé à la différence avec la le leurre des systèmes individualisés par capitalisation, dans lesquels le reversement est proportionnel à ce qui a été épargné sans qu’il existe d’âge limite de départ en retraite…

 

Dans les systèmes par capitalisation, l’argent épargné est placé dans le circuit financier pour être restitué quand le salarié part en inactivité professionnelle sauf si les krachs boursiers et autres malversations capitalistes n’ont vidé les caisses, faisant des plus fragiles des clochards (c’est le système en cours aux États-Unis où des personnes âgées ayant travaillé toute leur vie se retrouvent à mendier dans la rue ou à effectuer des petits boulots jusqu’à plus de 80 ans…)

 

L’objectif de couvrir à 100% la maladie, de faire jouer un autre rôle à la mutualité, de couvrir le handicap, les accidents du travail, la famille et la vieillesse dans le cadre de la retraite, était le but assigné à la création de la sécurité sociale qui devait dans le cadre d’une cinquième branche prendre en charge le risque chômage.

 

Dès la création de la sécurité sociale et des régimes de retraite, dans un pays ruiné par la guerre, l’occupation et la barbarie nazie, la solidarité a pu être mise en œuvre pour protéger les victimes de la maladie, des accidents du travail, verser des retraites à des salariés qui n’avaient encore jamais cotisés et aujourd’hui, les détracteurs de la solidarité osent prétendre que ce ne serait plus possible… !

 

Depuis plus de 60 ans, cette immense conquête qu’est la sécurité sociale contre laquelle le patronat pour ses responsabilités dans la collaboration avec l’occupant nazi n’avait pu s’opposer à la mise en place, a été l’objet de nombreuses tentatives de remise en cause et d’attaques, qui se sont heurtées à la mobilisation populaire.

 

Pour justifier idéologiquement les politiques de régression, patronat et gouvernement se sont évertués à présenter les pires scénarii (trou de la sécu, des retraites…) et avec à chaque fois une tentative de montrer du doigt des boucs émissaires.

Aujourd’hui, ce sont les salariés de la SNCF, d’EDF GDF, hier les fonctionnaires, mais jamais les patrons !

 

Le gouvernement Fillon, aux ordres de Sarkozy, a décidé de commencer son œuvre en la matière en s’attaquant aux régimes spéciaux  des salariés pour procéder demain à un allongement généralisé des cotisations comme d’autres l’ont fait en Europe, passant cette durée à 43 ans.

 

Derrière cette opération qui précèdera une nouvelle réforme de la Sécu, ce qui est en jeu, c’est la fin de la solidarité pour permettre aux banques, aux assurances de s’emparer des masses financières de la protection sociale pour les passer à la marchandisation.

 

Transférer les 402 milliards d’euros que représentent les régimes obligatoires (en 2006) pour un budget de l’État qui n’est que de 342 milliards d’euros serait une véritable aubaine pour le capital.

 

Sortir  ces masses financières de la solidarité pour ouvrir un nouveau marché en permettant le désengagement des entreprises et en leur offrant l’opportunité de faire baisser les salaires et en finir avec cette vitrine sociale française qui a nourrit de nombreuses mobilisations sociales dans d’autres pays, voilà ce qui est au cœur du combat politique et social de la période.

 

Jamais dans l’histoire aucune remise en cause touchant une partie du salariat n’a permis aux autres d’élever leur niveau social, c’est toujours l’inverse qui a guidé ceux qui ont porté la régression.

 

Gouvernements et patronat ont menti depuis plusieurs années pour arriver à leur fin.

 

La preuve :

-         la vignette pour les « vieux »

-         les taxes sur les tabacs et les alcools ne sont jamais allées dans les caisses de protections sociales

-         la CSG et le RDS devaient tout résoudre.

 

Les réformes de 1993 et de 2003 devaient régler les problèmes de financement des retraites. Elles ont lourdement pénalisé l’ensemble des salariés sans apporter de solution, confirmant que ceux qui se sont battus contre ces dispositifs avaient raison.

 

Ainsi, les différents dispositifs d’allégements de cotisations sociales concédés au Patronat ont permis de détourner 160 milliards d’euros des recettes de la protection sociale.

 

Le mode de rémunération du patronat par stocks-options exonérée de cotisations sociales représente 25 milliards d’euros en moins dans les mêmes caisses (chiffres de la Cour des Comptes). Les exonérations de cotisations retraite sur l’épargne salariale représente une perte de 2,5 milliards d’euros.

 

L’ensemble des retraites est menacé par les régimes spéciaux : c’est faux !

 

Il existe 124 régimes spéciaux qui ont eu des raisons historiques d’exister.

109 sont en voie d’extinction du fait de la disparition des professions (mineurs).

 

Il y a des régimes spéciaux de salariés et de travailleurs indépendants.

 

Ce sont le régime général et les régimes spéciaux des salariés qui compensent les déficits des caisses de régimes non-salariés (exploitants agricoles, artisans, cultes,…) qui depuis des années sont déficitaires.

 

Les régimes spécifiques des salariés ne représentent que 2% des actifs pour 5% des retraités pour des couvertures qui sont loin d’être celles de privilégiés comme on veut nous le faire croire : 62% des cheminots ont moins de 1500 euros brut pour une carrière pleine et entière.

 

 Le système actuel offre aux salariés la possibilité de prendre leur retraite à partir de 60 ans pour les ans et 37,5 annuités pour les autres du fait des précédentes mesures qui ont conduit à l’allongement de la durée des cotisations.

 

Le scandale, c’est le détournement des cotisations sociales, 160 milliards d’euros cumulés, ce sont également les politiques de bas salaire, d’emploi au rabais, les dettes du patronat et de l’état à la Sécu et aux régimes de retraites.

 

Si le président Sarkozy prenait sa retraite, le régime spécial des élus lui permettrait de percevoir du fait des différents mandats qu’il a occupé : 23 250 € par mois sans tenir compte de l’odieuse augmentation qu’il s’est attribuée, et cela, sans avoir cotisé 40 ans.

 

Un député touche 1548€ de retraite pour 5 ans de mandat, qui se cumulent tous les 5 ans. Ces régimes là ne sont pas visés, mais ceux des salariés oui.

 

Que faire face à cette déferlante contre les retraites et la sécu ?

 

Quand années après années le patronat avec la complicité ou bienveillance des gouvernements a puisé dans les fonds publics pour licencier, restructurer, se désengager du financement de la protection sociale par le biais des dispositifs d’exonérations.

 

Celui-ci, après avoir contesté quasi systématiquement les accidents du travail et maladies professionnelles, après avoir aggravé la pénibilité du travail, transfère aujourd’hui ses responsabilités sur l’assurance maladie.

 

Il est vraiment temps de faire du neuf pour faire payer ceux qui ont profité du système !

 

Comme dans d’autres périodes durant lesquelles le peuple a su se rassembler pour surmonter ses divisions, nous communistes de l’appel des 41 pensons que les valeurs et ambitions du conseil national de la résistance doivent retrouver toutes leur signification et jeunesse dans cette société qui ne fonctionne que pour les profits.

 

Dans la France d’aujourd’hui, il est faux de prétendre que les recettes de la protection sociale vont être mises à mal par la démographie.

 

Nous ne sommes pas dans un pays qui manque de main d’œuvre et qui ne peut pas faire appel à de la main d’œuvre pour produire, rechercher. Ce qui a été possible en 1945 est encore plus à notre portée maintenant à condition de s’attaquer aux vraies causes de l’insuffisance des recettes.

 

Augmenter les salaires, transformer immédiatement les emplois précaires en emplois stables, ce serait apporter de vraies réponses durables pour les recettes de la Sécu et des retraites.

 

Créer 100 000 emplois, c’est apporter 1 milliard d’euros en plus pour la protection sociale ; il est urgent de réviser les politiques d’exonérations de cotisations aux patrons à tous ceux qui pillent les deniers des contribuables au travers des dispositifs d’aides pour nourrir leurs profits.

 

Les gains de productivité réalisés depuis la mise en place des retraites et de la Sécu doivent être pris en compte dans la contribution du patronat à la solidarité.

 

Ensemble au delà des différences d’opinions, d’engagement et de sensibilités politiques, syndicales, philosophiques ou religieuses, l’heure est au rassemblement à l’unité pour nous réapproprier ce qui nous appartient. L’égalité ne suppose pas l’alignement sur le bas, bien au contraire. Relever le montant des retraites et pensions est urgent et nécessaire, revenir à 37,5 années pour tous en prenant en compte la pénibilité du travail pour offrir la possibilité de partir à 55 ans pour celles et ceux concernés par les travaux pénibles. Prendre en compte les années d’étude et de précarité dans le calcul de la retraite sont des exigences qu’il faut porter dès maintenant.

 

Ensemble, entrons dans l’action en participant aux luttes sociales annoncées en novembre, ensemble débattons pour redonner du sens et de la portée à la politique, pour placer l’humain au centre de tous les choix et décisions.

 

Les communistes de l’appel des 41 vous invite à échanger autour du thème :

« Quel avenir pour la protection sanitaire et sociale ? »

Samedi 17 novembre 2007

À 15h salle Dupré à Blois quartier vienne

À l’occasion d’une rencontre débat durant laquelle interviendront des militants des associations Rouge Vif Ile de France, Communistes Unitaires du Loiret, des syndicalistes cheminots, des organismes de sécurité sociale au coté d’un économiste.

 

Contact : email communistes.appel41@laposte.net


Blois... Cette ville m'a toujours fasciné, et plus particulièrement ces six derniers mois. C'est pour cela que les blésois pourront me voir ce samedi dans leurs rues et dans leur salle Dupré à 15h. Je penses qu'il est important de voir le fonctionnement de chaque association politique pour mieux se décider dans quelle voie il faut s'orienter. Je vous donnerais peut-être un compte-rendu de cette rencontre, si j'ai la force de l'écrire dans le train qui me ramènera (si tant est qu'il y ait un train me ramenant...)

par William Engels publié dans : Politique
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Jeudi 1 novembre 2007
Lune.jpgLa lune éclaire la route qui défile devant moi, faisant ainsi briller ces bandes nacrées salies par les pneus brûlant.
Assis à l’arrière du véhicule, fonçant à plus de cent vingt kilomètres à l’heure, je regarde passer le paysage. Ma jambe droite, serrée par un siège conducteur trop reculé, me fait mal et je ne peux rien y faire.
Car ce sont eux les propriétaires.
Eux. A ma droite se trouve ce qu’on appelle vulgairement une « femme forte ». Forte, elle ne doit pas l’être, pourtant. Affalée sur deux sièges –heureusement que la banquette arrière est spacieuse- elle dort la bouche ouverte, un filet de bave entre les dents, tout en ronflant bruyamment. Devant moi, le conducteur âgé, sévère, tue le temps en tapotant sur le volant. Enfin, à sa droite, sa fille aux formes généreuses qui seule me rend l’envie de vivre.
Comment me suis-je retrouvé dans cette galère, moi qui serait plus volontiers le maître du navire ? Simple question de co-voiturage. En effet, la famille est écolo, et ils partent en vacances dans le même coin paumé que moi. Douze heures de route. Avec un arrêt toutes les quatre heures.
Nous sommes partis à trois heures du matin, pour éviter les bouchons, ces demi-dieux de l’autoroute de vacance classique.
Au départ, je n’osais rien dire ni faire, de peur de paraître impoli. Puis, voyant que seul le conducteur n’avait pas les yeux clos, et alerté par les ronflements qui couvraient les bruits calmes du moteur qui provenait de la créature assise à mes côtés, je crû convenable de sortir un petit lecteur de musique.
Mais, à peine les mousses somptueuses des écouteurs se lovèrent-elles dans les lobes de mes oreilles que le patriarche fit flamboyer le tableau de bord d’une superbe couleur bleu néon en allumant le lecteur de disque incorporé. Genesis ! Pink Floyd, à la limite, ou même Queen, j’aurais accepté sans rechigner. Alors, j’allume mon propre lecteur, l’habituel message « Welcome » en lettres noires sur fond bleu parvient à mes yeux. Megadeth semble une minute me sauver, lorsque, mélomane averti, m’attendant à écouter un de mes chorus favoris, Genesis revient à l’assaut. Megadeth tente bien de résister, s’incline bientôt, vaincu par les cinquante watts des enceintes de la voiture.
Laissant les piles de mon lecteur se décharger dans cette carcasse inutile, je ferme les yeux de dépit. Bien sûr, je ne peux m’abandonner qu’au dépit, et non aux bras de Morphée.
A l’arrêt suivant, nous sommes près de la frontière, et je suis bien heureux de pouvoir me dégourdir les jambes sur l’aire de repos. Je vois le béton froid et sans vie de toilettes toutes proches, où bourdonnent les mouches et les vacanciers se soulageant. Ayant l’intention de m’y traîner, je fais quelques pas dans sa direction, mais j’entends presque aussitôt le père, derrière moi, adresser à sa fille, qui semblait elle aussi avoir un besoin pressant : « Garde la voiture ».
Je me retourne. Je croise le regard de la jeune fille, un regard plein de souffrance, où la haine étaient les braises de l’espoir. Je me sent coupable d’un crime de lèse-Cendrillon, décide de rebrousser chemin, et, croisant les parents marchant comme seuls le font les hypocrites bourgeois, je ne peut m’empêcher de constater les bourrelets saillants de tee-shirts marqués discrètement Addidas.
Lorsque j’arrive à la voiture, le fille s’est assise dans la voiture aux portières ouvertes. Je m’approche doucement. Elle est petite, maigre, et ses cheveux courts sont blonds et bouclés. Ses vêtements sont amples, ne moulant pas ses seins de jeune femme. Un pull à col roulé cache même son cou, que je devine aussi pâle que le reste de sa peau. Je lui tends une boîte aux multiples couleurs. « Un bonbon ? ». Ses yeux sont humides lorsque, après un silence, elle les incline vers les miens. Ils sont verts, d’un vert de verdure, ce qui me fait penser au printemps. En fait, tout en elle me fait penser au printemps, que ce soit son pull aux motifs floraux, la fraîcheur de ses gestes, ou bien ses formes qui feraient se battre les hommes durant la période des ruts, moi le premier.
Elle me répond :
« — Je n’ai pas le droit, merci.
— Quel âge as-tu ?
— Je viens d’avoir dix-sept ans. »
Nous parlons presque d’égal à égal, puisque je n’ai que cinq ans de plus. Mon regard se perd un moment dans les buissons qui bordent l’aire de repos, mais très vite revient sur cette charmante fille. « Pourquoi mets-tu des vêtements aussi larges ? »
La question paraît la surprendre et il lui faut un certain temps de réaction pour lancer « J’aime bien ça. ». Sa voix, malheureusement, n’est pas en accord avec ses propos. « Ta mère ne souhaites pas que tu puisses m’aguicher, n’est-ce pas ? ». Elle semble perdue, cherche des yeux une éventuelle diversion, n’en trouve pas, acquiesce gravement. Je sens ma gorge se nouer. Quelle peine elle me fait, coincée dans des vêtements qu’elle n’a pas choisi faisant un voyage qu’elle n’a pas choisi avec des parents qu’elle n’a pas choisi…
Les parents reviennent, justement, toujours avec leurs pas lourds. Ils s’assoient dans le véhicule. La fille se lève, espérant enfin pouvoir se satisfaire dans le bâtiment austère, mais le père lui demande :
«— Où vas-tu comme ça ? On repart.
— Mais je dois aller aux toilettes !
— Tu pouvais pas y aller avant ?»
Je tourne la tête et m’écarte pour que personne ne remarque mon air outré. Ma vessie aussi est pleine, mais je sais, je sens plutôt, que je ne peux pas me permettre d’y aller maintenant. Cette jeune fille en avait bien plus besoin, et je me serais voulu de lui créer des histoires. Ce sacrifice fut tout de même compensé par la vision princière d’une très belle chute de reins juvénile. Cette fille est très attirante, et je crois que sa tristesse m’excite bien plus que son corps : je m’imagine bien qu’il n’y aura pas que son pubis qui laissera échapper un liquide chaud dans une pièce puant l’urine où tant de voyageurs ont laissés leurs marques.
par William Engels publié dans : Chroniques
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Mardi 7 août 2007
Ah, la plage ! Distraction du prolétariat où se mêlent en toute indifférence deux activités fort opposées. L'une, noble en apparence, consiste à passer un peu de son temps libre à lire un ouvrage d'un auteur qui ne nous est connu que sous le titre ronflant de "Grand Gagnant du prix Goncourt"; ledit ouvrage traitant toujours d'une histoire d'amour et d'argent, thèmes chers aux gens du peuple qui ne peuvent atteindre ni l'un, ni l'autre.
Lorsque ce n'est pas une couverture dépouillée que nous lisons, il s'agit le plus souvent d'un journal du jour, acheté aux autochtones, et que nous parcourons afin de ne pas oublier le travail que nous fuyons en vacances sur ce lieu ensoleillé ! En désespoir de cause, ceux qui ne savent pas lire écoutent de la musique dans un petit baladeur numérique.
La seconde activité est bien moins saine, si tant est qu'une mauvaise lecture ne puisse être la pire des activités. Il s'agit d'une débauche de corps, vague masse rosée et mouvante comme une gelée sur un plateau d'argent. Les hommes arborent une fourrure digne du singe - peut-être est-ce là que Darwin eut l'idée de l'évolution - et se plaisent à promener un ventre sur la plage.
Mais les pires sont les femmes. Grosses, leurs graisses remuent au rythme des vagues, vieilles, leurs glandes mammaires aux rides multiples leurs servent de bouclier aux malotrus. Et, bien entendu, sous ce patchwork de parasols se cachent celles qui prétendent vouloir bronzer, exhibant fièrement leurs seins siliconés aux allures de pyramides.
Alors ne me demandez plus pourquoi je ne supporte la vue de la mer qu'au vent montant des falaises grises, là où aucun touriste ne vient attenter à la pudeur.
par William Engels publié dans : Chroniques
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Mardi 15 mai 2007

Endemol, la célèbre société néerlandaise, dont la part majoritaire du capital (75%) avait été achetée par Telefónica (l'équivalent espagnol de France Télécom) en 2000, était remise sur le marché depuis quelques temps.

Mais c'est Silvio Berlusconi qui l'a raflé hier à l'aide de Mediaset, John de Mol et la banque Goldman Sachs, la fameuse Firm, qui a dépensé 2,63 milliards d'euros.

Il faut dire qu'en juin 2001, ce cher Silvio était accusé de faux en bilan, de fraude fiscale et d'abus de biens sociaux, justement pour sa société Mediaset (société familiale bien entendu).

Mais revenons à Endemol. Grâce à son acquisition, Mediaset devient le premier producteur télé au monde. Il devient aussi en situation de monopole en Italie et en Espagne...

Endemol, rappelons-le, a produit et continue de produire la plupart des émissions de télé-réalité (Loft Story, Star Academy, etc.) et possède en France la PAF et la Société du Spectacle. C'est Karl Zéro qui doit avoir des frissons !

Silvio Berlusconi avait dit à propos de Nicolas Sarkozy "il m'a tout piqué". Devons-nous en conclure que notre Sarko national va lui aussi acheter les grandes chaînes française ? France 2 et France 3 étant des chaînes d'Etat, TF1 et M6 tomberont-elles sous sa coupe ? Oh mais suis-je bête ! Le milliardaire belge (et baron qui plus est) Albert Frère, qui était au siège de l'UMP le 6 mai, s'est désengagé de Bertelsmann, l'actionnaire de M6 l'année dernière ! Aucun risque, donc, que Sarkozy prenne le contrôle de M6. Ouf, j'ai eu très peur un moment.

Était aussi présent au siège de l'UMP monsieur Martin Bouygues, propriétaire de TF1 avec ses quelques 41,3% du capital. Non non la télé n'est pas contrôlée par des gens de droite !

Bon, il faut aussi être honnête, les deux autres groupes possédant TF1 sont Pinault (8%) et Arnault (5%). Vous pourrez bien sûr me rétorquer que le conseiller de François Pinault, Alain Minc, était aussi à la petite fiesta de notre nouveau président. Et alors ? TF1 (ainsi que toutes les "possessions" de TF1) est-elle contrôlée par des amis de Sarko ? Je ne me permettrais pas de conclure...

Allez, pour finir, l'ancien ministre de l'Intérieur avait au QG de l'UMP le 6 mai des invités de marque : Bolloré (qui lui a prêté son yacht et son jet privé pour aller à Malte) et  Dominique Desseigne, propriétaire du Fouquet's.

N'oublions pas aussi ses fortes amitiés avec un certain Arnaud Lagardère qui, en plus d'être le président du directoire d'EADS, est PDG de Lagardère Active (Canal J, MCM, Gulli, Europe 2 TV, Europe 1, Europe 2, RFM, et quelques régies publicitaires) et de Lagardère Média (Hachette, Elle, Paris Match, Télé 7 jours et toute sorte de distribution de presse). Le groupe Lagardère a aussi racheté Vivendi Universal en 2003. A vous de tirer des conclusions...

 

Sources : Wikipédia, Libération.fr, Le Canard enchaîné du 9 mai 2007, étude Médiamétrie

par William Engels publié dans : Actualité
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Présentation

... [populus Romanus] qui dabat olim
imperium, fasces, legiones, omnia, nunc se
continet atque duas tantum res anxius optat,
PANEM ET CIRCENSES.

... [le peuple romain] qui distribuait autrefois
pleins pouvoirs, faisceaux, légions, tout, maintenant
se replie sur lui-même et ne s’inquiète plus que pour les deux choses qu’il souhaite :
DU PAIN ET DES JEUX.

 (Juvénal, Satires, 10, 78-81)

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